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Le Veilleur de pierres de János Háy - 21/06/2010
Préface de Fabrice Clément
Traduit du hongrois par Françoise Bougeard
Editions L'Espace d'un instant
112 p.
11 €
Date de parution: 2010
ISBN 978-2-915037-61-6
Au coeur du problème, le travail. Ce qu’il confère de dignité et de reconnaissance, et ce qu’il retire quand on le perd. Et puis Géza, jeune homme mentalement attardé, élevé par sa mère, veuve, sous le regard tantôt compatissant, tantôt cruel de leur entourage. Nous sommes au nord de la Hongrie, dans une petite ville minière, quelques années après la chute du mur de Berlin et le changement de régime. Les hommes sont ouvriers à la carrière de pierres ou au chômage, déjà. Les femmes, quant à elles, restent à la maison. Géza, contre toute attente, est embauché à la carrière, comme son père, lorsqu’il était vivant, comme les autres… Comme les autres ? Emploi fictif ou réel ? Payé ou sous-payé ? Géza prend son travail à coeur, il apprend la fierté, la dignité. Bouton rouge, bouton vert. Si quelque chose tourne mal, il doit appuyer. Mais voilà, rien ne se passe. Persuadé qu’il ne sert à rien, Géza veut tout quitter. Le travail, la différence, les idées reçues, la cruauté, mais aussi la générosité et l’humour, tels sont les thèmes et les traits qui font du Veilleur de pierres une pièce forte sur le handicap et l’exploitation des plus faibles par les habituels plus forts.
János Háy
János Háy est né en 1960 à Vámosmikola, en Hongrie. Après des études de russe et d’esthétique, il est enseignant puis éditeur. En tant qu’auteur, il débute par des poèmes au début des années 1980, puis écrit des nouvelles, des romans et des pièces de théâtre. En 2002, il reçoit le prix József Attila pour sa pièce Le Veilleur de pierres, consacrée meilleure pièce hongroise de l’année. Il réside actuellement à Budapest, où il vit de sa plume.
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« Dépendances » de Géza Csáth
- 31/05/2010
Editions de l’Arbre vengeur
Traduction du hongrois et préface de Thierry Loisel
Postface de Jean-Philippe Dubois
EAN 13 : 9-782916-1413-67
272 pages
Prix : 15 €
Date de parution : 2009
Érotomane.
Graphomane.
Morphinomane.
Chacun de ces qualificatifs définit à un moment ou un autre la figure de Géza Csáth, homme aux multiples dépendances. Près d’un siècle après sa mort, il continue, en Hongrie d’où il est originaire, et dans le monde où son oeuvre est largement traduite, à susciter interrogations et impressions contradictoires. Avec son journal enfin traduit en français, on découvre la face cachée de cet écrivain génial qui mit à se torturer une passion toute particulière.
Œuvre littéraire exceptionnelle née en marge de la psychanalyse balbutiante, ce Journal intime dévoile les facéties libertines et féroces d’un héritier de Casanova se muant peu à peu en victime d’une terrible tragédie.
L’écriture ne pardonne pas, croit-on savoir : en voici une preuve stupéfiante.
Géza Csáth
Joszef Brenner, né en 1887 à Szabadka en Hongrie mena de front une double activité, celle de médecin et psychiatre sous ce premier nom, et celle d’écrivain sous celui de Géza Csáth. Ami intime de Dezsö Kosztolànyi, il fut actif parmi l’avant-garde de la revue Nyugat tout en s’ouvrant aux idées neuves de Freud. Devenu toxicomane, il plongea peu à peu dans une folie qu’il savait fatale. Il se suicida en 1919 après avoir assassiné sa femme. Lire la suite
Danse sur la corde de Frigyes Karinthy - 31/05/2010
Traduit du hongrois par Françoise Jarcsek-Gál
Editions Cambourakis
Roman
115x175 mm / 304 pages
Prix : 12 €
Date de parution : mars 2010
ISBN : 9782916589305
Danse sur la corde
Fiction échevelée, roman d’un onirisme luxuriant, foisonnant de personnages, il serait bien difficile de résumer Danse sur la corde. Ainsi le guérisseur et hypnotiseur Rudolf Jellen, le spirite Darman, le dictateur Raganza, apparaissent tour à tour, avatars d’un seul héros à l’identité changeante. Plus fuyantes encore, plus insaisissables, les figures féminines qui traversent le livre, séductrices ou maternelles, innommées, nimbées d’une blancheur symbolique, femmes-papillons, sorties de chrysalides, semblent surgir d’un monde fantasmatique archaïque. On se souviendra qu’à l’époque, les recherches freudiennes mettaient en ébullition le petit cercle des écrivains de Nyugat, fréquenté par Karinthy…
Poème monstrueux, Danse sur la corde s’affranchit de la narration rationnelle pour rejoindre la logique du délire et du rêve. L’écriture tangue sur un fil, au risque de la folie : Karinthy signe là un de ses textes les plus audacieux et les plus inventifs, l’un de ses plus brillants certainement.
Frigyes Karinthy
Biographie (1887-1938)
Né le 24 juin 1887 à Budapest et mort le 29 août 1938, écrivain, dramaturge, poète, journaliste et traducteur, il demeure à ce jour l’un des auteurs hongrois les plus importants, au même titre que Dezsõ Kosztolányi, Gyula Krúdy ou Milán Füst. Les multiples visages de l’écrivain sont tout à la fois celui d’un humoriste, d’un philosophe visionnaire, d’un poète ou d’un journaliste. Le philosophe satirique en quête de vérités humaines essentielles, le ciseleur raffiné des caractères se cachent souvent derrière le visage de l’humoriste ou de l’écrivain de l’absurde, étiquette principale de sa postérité. Inscrite dans l’effervescence culturelle de la « belle époque » austro-hongroise bientôt anéantie par la Première Guerre mondiale, son œuvre reflète l’extrême sagacité de son regard, son insatiabilité de connaissance dans tous les domaines, sciences, psychanalyse, et son goût effectivement inaltérable pour le rire (incarné par sa formule devenue célèbre : « En matière d’humour, je n’admets pas de plaisanterie. ») En 1936, atteint d’une tumeur au cerveau, il est opéré à Stockholm, grâce à une souscription nationale. Il raconte sa maladie dans Voyage autour de mon crâne.
Bibliographie
Danse sur la corde, Presses Orientalistes de France, 1985.
M’sieur, Editions In Fine : V&O éd., 1992.
Capillaria ou le pays des femmes, Editions de la Différence, 1994.
Je dénonce l’humanité, Viviane Hamy, 1996.
Le Cirque et autres nouvelles, Editions Ombres, 1997.
La ballade des hommes muets, Editions des Syrtes, 2005.
Voyage autour de mon crâne, Denoël, 2006.
Reportage céleste de notre envoyé spécial au paradis, Éditions Cambourakis, 2007. Lire la suite
L’odeur humaine d’Ernõ Szép - 31/05/2010
Traduit du hongrois par Marc Martin
Editions Cambourakis
Roman / Collection Irodalom
140x205 mm / 192 pages
Prix : 20€
Date de parution : 2010
ISBN : 9782916589435
L’odeur humaine
L’Odeur humaine est le dernier roman d’Ernõ Szép : publié en 1945, peu après la libération du pays de l’occupation allemande et du régime du parti fasciste hongrois, les Croix fléchées de Ferenc Szálasi, ce roman autobiographique relate quelques mois de la vie d’un écrivain juif en 1944 à Budapest.
Le récit porte sur une période assez brève, entre deux dates historiques décisives, puisque les faits s’inscrivent entre le 19 mars 1944 – la prise de possession du sol hongrois par les forces du Reich – et le 10 novembre de la même année – début des marches forcées qui marquent la dernière étape de l’holocauste des juifs hongrois.
Quasiment linéaire dans sa narration, écrit à la manière d’un journal, le roman est caractérisé par un ton étrangement posé, dénué de tout pathos, teinté d’humour – parfois cruel – et d’une sorte de nostalgie omniprésente. Cette chronique minutieuse est émaillée d’une foule de détails qui, malgré leur apparente banalité, prennent une importance démesurée, face à la proximité extrême de l’anéantissement des êtres humains.
La première partie du roman relate la vie quotidienne d’une « maison étoilée » (non donné aux immeubles où les juifs de Budapest étaient confinés). Avec autant de tendresse que d’ironie, Szép se souvient de ces journées de semi-enfermement, où l’ennui, la peur et les privations jouent comme des révélateurs de la grandeur ou de la mesquinerie de chacun. La seconde partie commence le 20 octobre, jour où les hommes de l’immeuble vont être déportés dans un camp de travail non loin de Budapest, afin d’y creuser les tranchées destinées à défendre la ville de l’approche des troupes russes. De brefs épisodes se succèdent, décrits avec une objectivité presque journalistique, montrant la cruauté dramatique des traitements infligés aux détenus. Le narrateur est autorisé à rejoindre sa famille le 9 novembre : le livre s’achève, alors que le pire, la phase finale de l’extermination des juifs de Budapest, va débuter. Consciemment, Ernõ Szép choisit de faire cesser son récit au seuil de l’indicible.
Ernõ Szép
Ernõ Szép est né en 1884 à Huszt, à l’est de l’empire Austro-Hongrois, au sein d’une famille juive modeste. Après avoir achevé ses études secondaires, il s’installe à Budapest. Journaliste, il se produit aussi sur les scènes des cabarets, interprétant ses propres textes et chansons. Poète, romancier, dramaturge, il devient rapidement un auteur très populaire, dont les œuvres – une trentaine de volumes – sont connues de toutes les couches de la société. Il gagne également l’estime des cercles littéraires : collaborateur de la revue Nyugat à partir de 1912, il est l’ami de Endre Ady, de Ferenc Molnár.
Auteur urbain, poète de la ville, il a habité 33 ans durant sur l’Île Marguerite, au cœur de Budapest. Sous le coup des lois anti-juives, dont la rigueur s’accroît dramatiquement entre 1935 et 1944, il doit quitter son appartement pour venir vivre dans le ghetto de Budapest. Il a miraculeusement survécu à l’extermination des juifs de Hongrie, contrairement à ses deux frères, assassinés, et à sa sœur, « disparue ».
Après la prise de pouvoir des communistes en 1948, il cessera pratiquement de publier, et se retire de la vie publique et littéraire. À la fin des années 70, son œuvre sera redécouverte grâce à l’action du grand poète et écrivain Dezsö Tandori, qui considère Szép comme l’un des plus grands maîtres de la littérature hongroise du XXe siècle. Lire la suite
Kornél Esti de Dezsõ Kosztolányi - 31/05/2010
Traduit du hongrois par Sophie Kepes
Editions Cambourakis
Roman / Collection Irodalom
140x205 mm / 272 pages
Traduit du hongrois par Sophie Kepes
Prix : 20€
Date de parution : 2009
ISBN : 9782916589398
Kornél Esti
Qu’est-ce que Kornél Esti ? Roman, récit de voyage, biographie ? Rien de tout cela, et tout cela à la fois, s’exclame Kornél Esti dans un savoureux dialogue avec l’auteur qui ouvre le livre. Kornél Esti y est présenté comme une sorte d’alter ego de Kosztolányi, un double fantasque, anarchisant et tentateur…
Jusqu’ici les lecteurs français ne le connaissaient qu’à travers Le Traducteur cleptomane, édition partielle publiée en 1985 par les éditions Alinéa, reprise par Viviane Hamy, choix subjectif d’une douzaine de nouvelles piochées parmi les deux opus du cycle Kornél Esti et Les aventures de Kornél Esti, rebaptisées et réordonnées de manière différente de l’oeuvre initialement publiée par Kosztolányi.
La présente traduction est la seule disponible conforme à l’oeuvre originale : suite de 18 chapitres titrés et numérotés, le livre ne présente cependant pas une narration linéaire, tout en manifestant une unité évidente de thématiques et de ton : inventant un genre inédit, au croisement de la nouvelle et du roman, Kosztolányi donne forme à un monde, le monde de Kornél Esti.
Pleines de charme, de fantaisie, mais aussi de tendresse et de compassion à l’égard des faiblesses humaines, ces nouvelles promènent le lecteur entre le Budapest des années 20 et les grandes capitales européennes, vers lesquelles on voyage en train, et le mènent aussi vers des destinations plus énigmatiques, comme la « ville des honnêtes gens », où tout le monde ne dit que la vérité… Les rapports ambigus entre le réel, le dit et l’écrit, sont l’une des préoccupations évidentes de Kosztolányi, qui joue avec malice des paradoxes du langage, s’inscrivant ainsi durablement dans la modernité littéraire.
Dezsõ Kosztolányi
Né en 1885, Dezso Kosztolányi appartient à la première génération de la revue Nyugat : poète, journaliste, romancier, nouvelliste, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus fameux prosateurs hongrois du XXe siècle. Il publie ses plus grands romans dans les années 20, et privilégie par la suite plutôt la forme courte : son chef d’oeuvre Kornél Esti, parait en 1933. Il meurt d’un cancer, trois ans plus tard.
En France, son oeuvre rencontre un véritable succès critique et public depuis les années 90 : deux de ses romans, Anna la douce, et Alouette, sont disponibles aux éditions Viviane Hamy, qui ont fait du Traducteur cleptomane un des titres phares de leur collection bis.
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György Dragomán : Le Roi blanc, Gallimard, 2009 - 01/06/2009

Traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly
Un garçon de onze ans voit son père partir, encadré par des étrangers. Nous sommes en Roumanie, au milieu des années 1980, et très vite il devient évident que le père du narrateur a été déporté en tant qu’opposant au régime. Les jours passent, sans la moindre nouvelle de lui. En attendant, le garçon s’occupe tendrement de sa mère qui ne lui dit rien, et essaie de remplacer son père. Mais il subit aussi les vexations de ceux qui savent et doit faire face à un jeu pervers d’humiliation et d’intimidation.
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Magda Szabó, Le Vieux puits, Editions Viviane Hamy, 2009 - 01/03/2009
Le début de ce conte – car on peut parler de conte tant Magda Szabó nous fait toucher la puissance du Merveilleux dans lequel elle a baigné – nous propose une clé, celle du titre : le vieux puits abandonné se trouvait dans le jardin de l’enfant, et il est devenu le refuge de l’adulte, qui s’y laisse glisser, telle Alice, pour retrouver Debrecen, sa ville natale tant aimée, sa maison, ses amis, ses parents…
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István Örkény, Les Boîtes, Editions Cambourakis, 2009 - 01/03/2009
Perché sur les hauteurs des montagnes hongroises, le village de Mátraszentanna est un havre de paix – le lieu de repos idéal pour le commandant Varró. Celui-ci débarque chez les Tót, recommandé par le fils de la famille, resté au front, qui souhaite s’attirer par là les bonnes grâces de son supérieur hiérarchique. Très vite les mœurs excentriques de ce commandant insomniaque vont mettre sans dessus dessous le quotidien bien réglé des Tót…
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Spiral de Gergely Nikolényi et d’Attila Futaki
Éditions Carabas, 2008 - 01/03/2009
Un homme se réveille en prison. Il s'appelle Adam et vient de tuer la femme qu'il aimait. Lentement, il s'enferme dans le tourbillon de la folie, rejouant sans cesse la même scène. Jusqu'au jour où un vieil homme l'oblige à se souvenir, à sortir de la spirale.
Spiral est une BD forte et dérangeante sortie de l'imagination de deux jeunes auteurs hongrois. Entre Kafka et Cronenberg il nous offre une vertigineuse plongée dans la folie.
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Sándor Márai - Le premier amour - 01/01/2009
Sous la forme du journal intime, ce premier roman de Sándor Márai relate de manière saisissante la renaissance et la descente implacable d'un homme dans la psychose. Il impose d'emblée le talent magistral du grand auteur des Braises, de L'Héritage d'Esther, de Métamorphoses d'un mariage...
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Attila József | A CŒUR PUR - 20/11/2008
Ce livre-CD paru aux éditions du Seuil reproduit 22 poèmes choisis et nouvellement traduits par Krisztina Rády, interprétés par Denis Lavant et mis en musique par le guitariste Serge Teyssot-Gay.
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